SiegelSounds.com

Les Pauvres - Deuxième Partie

Il y a quelques semaines, j’ai écrit un article sur la question de donner de l’argent aux pauvres. J’ai conclut qu’il ne fallait pas donner, selon mes principes, parce que je vis toujours avec la philosophie que l’argent n’a pas de valeur. L’argent n’est utile qu’en fonction de ce que l’on peut acheter avec. Donnez du sang, donnez de la nourriture, mais pas de l’argent.

Mais dans cette conversation, il manquait un aspect d’humanisme, un peu de chaleur, pour comprendre les pauvres dans les rues. La plupart des gens ne sont pas comme moi; quand je dis que je donnerais si un SDF me demandait de l’éducation, il faut au même temps comprendre que les pauvres n’ont aucune obligation de me plaire, et même le contraire - ils ont le besoin de faire ce qui ferait répondre la majorité de la population, pour gagner assez d’argent pour vivre.

Je veux essayer de comprendre les SDF, parce que être sans emploi pourrait arriver à tout le monde. Peut-être qu’un jour je me trouverai dans les rues demandant de l’argent. Pour moi, j’ai de l’éducation. On pourrait me laisser sans argent, sans domicile, sans vêtements dans n’importe quelle région du monde, et je pourrais réussir à créer une vie pour moi-même. Mais je comprends que je viens d’une famille privilégiée en comparaison avec celles de pas mal de pauvres. J’ai eu des ressources et des recours, je sais ce que je peux faire et j’ai confiance en moi-même. Si tout le monde avait été levé comme ça, il y aurait moins de pauvres. Nous avons tous le droit à une éducation, mais nous ne le recevons pas toujours.

Je reconnais, enfin, l’humanité que nous partageons, moi et tous les pauvres à Paris. Qu’est que je peux faire pour aider la vie des autres? J’ai décidé que je ne peux pas donner de l’argent; que puis-je donner? Je peux donner la reconnaissance. Un sourire, ou au moins un regard dans les yeux. Les études sociologiques de ce sujet indiquent que l’aspect de la vie le plus dur n’est pas la privation de nourriture, mais la privation de contact humain.

Ma dernière journée à Paris, j’avais un ticket de restaurant qu’un ami, conscient de mes luttes avec cette question, m’a donné pour donner à un SDF. J’ai vu une jeune femme, en sortant du métro Les Halles, avec deux chiens et une petite sphère de métal projetant du lèvre. J’ai demandé si elle avait faim, et je lui ai passé le ticket. Elle m’a remercié, avec un beau sourire, surprenant, avec une beauté cachée que je ne voyais pas avant de regarder son visage. Je suis parti tout de suite, ne voulant pas rester là. Mais la prochaine fois, je m’imagine en arrêtant pour bavarder, demander pourquoi elle est là, un gout de la vie des personnes ignorées dans les métros et les rues.

No Comments »

No comments yet.

RSS feed for comments on this post. TrackBack URL

Leave a comment